Le 2 novembre 1917, Arthur Balfour, Ministre de Affaires Étrangères du Royaume-Uni, signait la Déclaration Balfour, lettre ouverte au Lord Lionel Walter Rothschild, selon laquelle le gouvernement britannique serait en faveur d’instaurer un foyer juif en Palestine.

” Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera jamais fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et aux statuts politiques dont les juifs disposent dans tout autre pays.”

© Banksy (photo – AFP/Ahmad Gharabli)

 

Cent ans plus tard, le 2 novembre 2017, l’illustre Banksy a organisé une fête de rue parodiant les traditionnelles Tea Party anglaises. Des décorations aux couleurs du drapeau anglais, des enfants d’un camp réfugié voisin, coiffés de casques Union Jack, une pièce montée, bleue, blanche et rouge… l’artiste se joue d’un événement historique, d’une promesse ratée ; il fait la satire de Balfour.

C’est au cours de son Apology Party que Banksy a dévoilé sa dernière œuvre, ce sous la forme d’une performance. Déguisée en la Reine Elizabeth II, un acteur lève le rideau sur la barrière de séparation Israélienne. Un bas-relief est ainsi dévoilé : « Er… Sorry ! », surmonté de la couronne monarchique anglaise.

Performance et œuvre satirique, certains palestiniens se sont immiscés dans la street party pour protester son déroulement. « On est venu parce qu’on n’aimait ni l’usage des drapeaux britanniques ni la manière dont ils se sont servis des enfants palestiniens. », dit Munther Amira, activiste d’Aida, qui a d’ailleurs brandit un drapeau avant de le planter dans la pièce montée.

Présenter ses excuses au peuple palestinien pour la fausse promesse qu’a été la Déclaration Balfour, c’est là la volonté de Banksy. Il ne s’agit pourtant pas d’une célébration. « Ce conflit a engendré de nombreuses souffrances à des gens de tous partis – il semblerait inapproprié de ‘célébrer’ le rôle des britanniques. […] [Ils] n’ont pas bien géré les choses. Quand on organise un mariage, il vaut mieux s’assurer que l’épouse n’est pas mariée. »

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

  •   + | share on facebook