COMPUTER GRRRLS : la place de la femme dans la technologie

Computer girrrls gaité lyrique virtute

L’expositon « Computer Grrrls, Histoire.s, genre.s, technologie.s » , jusqu’au au 14 juillet à la Gaîté Lyrique, vous amène dans un univers où les femmes ne sont pas des oubliées, mieux encore, elles sont ici les pionnières d’une histoire : celle de la technologie.

Une exposition inclusive

Si au départ l’exposition semble classique à travers un parcours offrant une frise chronologique sur la place des femmes dans la technologie, elle propose par la suite les œuvres de 23 artistes, qui ont longuement réfléchi au thème de l’exposition. Ainsi, celles-ci offrent à travers leurs différents projets un avenir inclusif qui se confronte à un regard critique sur le manque d’apparition des figures féminines dans les technologies numériques. Pour cela, elles utilisent la 3D, la réalité virtuelle ou encore YouTube.

Une histoire de femmes

La frise proposée nous présente alors les figures féminines de l’histoire numérique. Miss Computer, les Demoiselles du téléphone, Ada Lovelace (première programmeuse dans le monde), Katherine Jonhson (une physicienne de la Nasa), toutes ces femmes nous rappellent que ce domaine, qui dans l’imaginaire collectif est l’appropriation des hommes, a fonctionné aussi et toujours grâce à des femmes.

Ainsi, au sein de l’exposition, nous retrouvons un feuilleton de Nadja Buttendorf « Robotron » qui révèle le travail d’ouvrières informatiques dans une usine de l’ancienne RDA, et qui nous interroge sur la place des femmes (dans un mélange underground et moderne) au sein des nouvelles technologies. D’un autre coté, l’artiste Jenny Odell propose un mur « Neo-Surreal « , où se regroupent des publicités du magazine informatique Byte.

L’exposition retrace donc le passé et l’histoire de ces femmes du numérique mais elle insiste également sur le peu de diversité dans ce domaine. Ainsi, les artistes s’approprient une nouvelle fois les lieux communs de la tech pour en proposer des versions non genrées.

Représentation de la femme et numérique

« Body Scan », l’œuvre d’Erica Scourti, dénonce le sexisme sur le web. A travers un écran imitant celui d’un smartphone, elle affiche des photos nues d’elle et de son compagnon au sein d’un moteur de recherche. Seins : prothèses – poils : épilateurs – culotte : string – : tels sont les résultats que le moteur de recherche propose à l’artiste en se basant sur ses photos. Avec humour, Erica Scourti déconstruit la norme d’un corps féminin sans cesse hypersexualisé. Les poupées gonflables de Simone C. Niquille questionnent, elles aussi, la sexualisation normalisée des corps sur Internet.

Dasha Ilina, artiste russe, utilise à son tour l’humour à travers ses vidéos. En effet, son « Center for technological pain » vous propose des solutions médicales pour vos problèmes de santé dus à la technologie (comme une fourchette à insérer dans les yeux d’une personne addicte aux écrans).

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