La main de David Cata est partout, tel un leitmotiv, elle s’incruste dans ses photographies, accrochée au paysage, centre de tout. Ici, l’artiste dévoile l’importance du lieu ancré dans les mémoires. Celui qui s’agrippe à sa main, celui dont on a du mal à se détacher. Le lieu du souvenir qui se tisse sur la peau.

Dans cette série « Horizontes », il perçoit le monde comme un journal intime et interroge le passé, mais aussi, par ces fils, ces lignes de la main, l’avenir. Ainsi, les paysages deviennent les premières pages d’une histoire sur sa peau. Mais la main de David Cata reste un morceau de chair face à la nature. Un simple Homme, un mortel, qui ne connaît rien de l’horizon, cette ligne imaginaire incertaine. Seul au milieu de la verdure, de l’océan ou dans la montagne, l’artiste nous rappelle notre petite taille, et ranime en nous une modestie perdue.

©David Cata
©David Cata
©David Cata
©David Cata
©David Cata