Depuis 2011, le photographe François Prost sillonne la France et la Belgique à la recherche des discothèques. C’est sous la lumière écrasante du jour, une fois la fête terminée, qu’il en dresse le portrait. Baptisée After Party, cette série constitue une sorte d’inventaire de ces lieux au faste éphémère.

 

L’envers du décor

Ces établissements de nuit, au charme désuet, sont souvent situés en bord de route dans des zones rurales. Édifiés dans les années 80, ils semblent aujourd’hui en voie de disparition.

Avec ses prises de vues frontales et la présentation typologique des bâtiments, François choisit une approche presque anthropologique comme pour immortaliser ces temples de la fête.

Mais la réalité du jour étant bien moins étincelante que celle de la nuit, les lieux ont l’air d’avoir perdu toute aura. Les prises de vues frontales révèlent surtout la dureté des lignes architecturales, desquelles semblent se démarquer les enseignes tape-à-l’œil et la déco souvent ultra kitsch.

“Avec humour et une touche de nostalgie, la série est un hommage au design hyper-décoratif et aux codes visuels utilisés par ces lieux”

– François Prost

 

La série After Party a été récompensée par le prix Fidal Youth Photography Award en 2016.

François expose son travail à la Supérette Gallery, dans le Xe arrondissement à Paris, jusqu’au 16 novembre 2018.

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