Il est l’homme aux 300 projets réalisés. Le concepteur aux 800 plans, dessinés ou esquissés. Il est le créateur du Guggenheim Museum, de la Robie House et de la Maison sur la Cascade… Frank Lloyd Wright construisait plus vite que son ombre. Il est aujourd’hui considéré comme une légende de l’architecture : mais ce ne fut pas toujours le cas.

Dans l’imaginaire collectif, Frank Lloyd Wright (1867-1959) est avant tout l’homme qui a conçu le Guggenheim Museum de New York (1959). Un bâtiment blanc aux formes épurées, ressemblant vaguement à un pot de fleurs géant, posé au beau milieu du tissu urbain… L’architecture, certes, est révolutionnaire. Elle influence encore aujourd’hui les concepteurs du monde entier.

Et pourtant : “le Guggenheim”, comme on l’appelle communément, est loin d’être le bâtiment le plus représentatif de l’œuvre de Frank Lloyd Wright. Le saviez-vous ? L’architecte détestait les villes.

Frank Lloyd Wright

Frank Lloyd Wright

Tout feu, tout flamme

C’est dans le Chicago des années 1880 que Frank Lloyd Wright débute sa carrière. À cette époque, la ville de l’Illinois apparaît alors comme une terre promise de l’architecture où tout reste à faire. Ou plutôt, à refaire : la ville se relève difficilement d’un incendie dévastateur survenu en 1871, le “great fire”. Celui-ci a réduit à néant des quartiers entiers de la métropole.

Chicago - Great fire de 1871

Chicago après l’incendie de 1871 (Archive du NY Times via Wikipedia)

Nombreux sont ainsi les architectes qui, à la fin du XIXe siècle, voient en Chicago le lieu idéal pour fonder une affaire prospère. C’est dans ce contexte que le jeune Frank Lloyd Wright débute en tant que dessinateur dans l’agence dirigée par Joseph Lyman Silsbee.

L’identité de l’architecture américaine est alors assez peu évidente. En réalité, la plupart des constructions demeurent influencées par les styles européens les plus imposants, comme le néoclassicisme.

Frank Lloyd Wright apprend patiemment les règles de l’art mais, déjà, il éprouve le désir de s’ouvrir à de nouveaux horizons. En 1893, l’exposition universelle organisée à Chicago lui donne l’occasion de découvrir l’architecture japonaise. Le choc culturel est décisif : le style nippon impacte directement l’esprit du jeune Wright. Jusqu’à la fin de sa vie, celui-ci n’aura de cesse d’y faire référence. Les planches préparatoires de ses projets, conçues à la façon d’estampes japonaises, témoignent encore aujourd’hui de cette influence.

Si l’architecture tient une grande importance dans la vie de Frank Lloyd Wright, celle-ci n’est pas seule : il y a aussi la religion. En bon fils de pasteur, Wright fréquente l’église unitarienne. C’est là qu’il rencontre, en 1889, celle qui deviendra sa première épouse : Catherine Lee Tobin. Au total, le couple aura six enfants.

Du point de vue professionnel, Wright est désormais collaborateur au cabinet Adler et Sullivan. Néanmoins, il éprouve de plus en plus l’envie de se mettre à son propre compte afin de laisser libre cours à ses conceptions.

En 1889, il franchit le pas et conçoit sa première réalisation majeure : Oak House. La demeure devient son foyer familial et le siège de sa première agence. C’est également dans cette maison que Wright met au point dans les années suivantes le célèbre “style Prairie”.

Oak House (Photo : Bernt Rostad via Flickr)

Oak House (Photo : Bernt Rostad via Flickr)

Oak House (Photo : Chris Phan via Flickr)

Oak House (Photo : Chris Phan via Flickr)

À bien des égards, Oak House contient le germe des futures innovations de Wright. Certes, l’architecture globale tient encore du “style bardeaux”, très à la mode dans les années 1880 aux États-Unis. Mais on y trouve déjà les principales caractéristiques du style Prairie : horizontalité de la structure, prédominance du volume sur la symétrie, distribution intérieure centralisée.

À l’intérieur, la salle de jeux dédiée aux enfants se déploie sous une large voûte spectaculaire. Sur les côtés se déploient de larges placards destinés à ranger les jouets. Surtout apparaissent dans cette pièce des luminaires en porte-à-faux (“cantilever”, en anglais).

Le principe du porte-à-faux consiste à déployer un élément au-dessus du vide. Ici, il est encore discret : mais ce format prendra progressivement une importance croissante dans l’œuvre de Wright, jusqu’à finir par constituer le socle de ses structures monumentales.

Ainsi l’œil de Wright fonctionne comme celui de Monet face aux Nymphéas, ou de Cézanne devant la Sainte-Victoire : petit à petit, le détail grossit et finit par devenir l’essentiel.

L’autre élément important d’Oak House est la cheminée, que Wright considèrera souvent comme l’axe central de ses conceptions domestiques. Celle-ci, rehaussée d’un arc en plein cintre, trahit l’influence du style néo-roman de l’architecte Henry Hobson Richardson.

 

Les Prairie Houses

Les célèbres Prairie Houses que Wright conçoit dans ces années témoignent du même esprit d’inventivité. S’éloignant des influences européennes, l’architecte s’attache à mettre au point un style américain à part entière. À l’heure où émerge un nouveau pays sur la scène internationale, l’émancipation concerne tous les domaines.

Parmi les Prairies Houses les plus célèbres, on peut citer (entre autres) la Coonley House, la Willits House et la plus connue d’entre toutes, la Robie House.

Les Prairie Houses constituent un premier exemple de ce que Wright appellera par la suite l’ “architecture organique” : une conception architecturale qui prône la mise en avant du lien entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’homme et la nature. Le bâtiment devient ainsi le réceptacle et le symbole de l’harmonie universelle retrouvée entre l’homme et le cosmos.

Coonley House (Photo - David Wilson via Flickr)

Coonley House (Photo – David Wilson via Flickr)

Frank Lloyd Wright - Building to live, Robie House (Photo - Ryan Dickey via Flickr)

Robie House (Photo – Ryan Dickey via Flickr)

Frank Lloyd Wright - Building to live, Robie House (Photo - Luiz Gadelha Jr. via Flickr)

Robie House (Photo – Luiz Gadelha Jr. via Flickr)

Frank Lloyd Wright - Building to live, Robie House (Photo - Esther Westerveld via Flickr)Robie House (Photo – Esther Westerveld via Flickr)

 

L’église unitarienne d’Oak Park se replace également dans les constructions de cette époque. L’intérieur, résolument moderne, n’est pas sans rappeler la salle de jeux de sa maison.

 

L’immoraliste

En une dizaine d’années seulement, Frank Lloyd Wright parvient ainsi à mettre au point un langage architectural novateur qui lui assure une renommée grandissante. Oui, mais voilà : dans l’Amérique puritaine des années 1900, il n’y a pas que le talent qui compte. Il y a la morale, aussi.

Pour Wright, tout dégénère en 1909. Lassé de son rôle de père et de mari, l’architecte quitte sa famille et s’enfuit en Europe avec la femme d’un client, Mamah Borthwick.

Loin du train-train quotidien, le couple passe du bon temps en Italie et en Allemagne. Wright en profite pour terminer le recueil de ses œuvres, commandé par l’éditeur Ernst WasmuthLe livre, publié en 1910, le fait connaître dans toute l’Europe. L’architecture de Wright influencera de nombreux architectes dans les années suivantes, notamment Mies van der Rohe.

Ah, c’est bien beau, l’Italie… Mais à un moment, il faut bien rentrer chez soi. Et c’est là que les choses se gâtent vraiment. Le retour de Wright aux États-Unis est catastrophique : aux yeux de la société puritaine américaine, l’adultère et l’abandon familial constituent deux des pires péchés qu’un homme puisse commettre.

Une telle libéralité conjugale passerait quasiment pour banale aujourd’hui, il est vrai. Mais en un temps où Dieu préside encore aux unions terrestres, l’affaire est prise très au sérieux.

Journalistes et critiques ne laissent pas passer l’occasion : ils traînent Wright dans la boue à longueur d’éditions et l’accusent d’immoralité. Sa réputation est faite : Wright devient l’architecte dévoyé, une figure de honte.

Dans la rue, on l’évite. Dans les bars, on le toise. À l’école, on moque ses enfants… Et dans ce contexte, les commandes se raréfient. Pour Wright, l’addition sera lourde : une longue traversée du désert commence. Elle durera jusque dans les années 1930.

 

Taliesin

Accablé par la rumeur populaire, Wright se voit contraint de déménager. Refusant de faire machine arrière, il ne rejoint pas sa première famille et part s’installer avec sa maîtresse dans le Wisconsin. Il y acquiert un terrain, sur lequel il érige une nouvelle résidence : Taliesin.

Frank Lloyd Wright - Building to live, Taliesin (Photo - David Silverman via Flickr)

Building to live, Taliesin (Photo – David Silverman via Flickr)

Frank Lloyd Wright - Building to live, Taliesin (Photo - David Silverman via Flickr) 2

Taliesin (Photo – David Silverman via Flickr) 2

Née dans le cocon des conflits familiaux, la maison ne peut être que maudite… Un jour de 1914, un ancien employé de Wright, licencié quelques mois plus tôt, s’introduit dans la propriété. Julian Carlton – c’est son nom – n’est pas venu les mains vides.

Muni d’une hache, il massacre la femme de Wright, Mamah Barthwick, tous ses enfants ainsi que l’ensemble du personnel de maison présent. Puis il met le feu au bâtiment, qui est ravagé par les flammes. Une tuerie sordide, qui aura un important retentissement dans le pays : certains auteurs en tireront des romans à succès.

Taliesin newspaper

Une de l’époque sur le drame de Taliesin. Le texte est pour le moins explicite : “Le terrible destin de Mamah Borthwick (…) qui avait accepté de vivre avec Frank Lloyd Wright en dehors des règles de conduite. Le malheur s’abat sur elle quelques années après seulement.”

Et Wright, lui ? L’architecte échappe de peu à la mort : le jour du massacre, il est en déplacement professionnel à Chicago, où il travaille sur le complexe de loisirs de Midway Gardens (détruit en 1929).

Sa réaction immédiate ne sera pas des plus diplomatiques : quelques semaines plus tard, Wright se remet en ménage avec une autre femme. Encore une fois, il tend le dos à ses détracteurs, pour qui un tel comportement ne fait que confirmer les soupçons.

 

Errances et expériences

De fait, les années suivantes marquent une période un peu floue dans le parcours de Wright. L’architecte conçoit encore quelques Prairie Houses, à l’occasion. Il livre également une intrigante maison de style précolombien, Hollyhock House, pour le compte d’une riche héritière du pétrole (Aline Barnsdall).

Du côté affectif, les aventure s’enchaînent. Wright se marie avec une nouvelle compagne, Noel. Mais l’aventure tourne court, notamment en raison de l’addiction de la jeune femme à la drogue.

En mal d’engagement aux États-Unis, Wright part au Japon où il obtient en 1923 la prestigieuse commande de l’Hôtel impérial de Tokyo (démantelé en 1968). Il profite de ses nombreux déplacements pour découvrir l’architecture nippone en profondeur.

Frank Lloyd Wright - Building to live, Hollyhock House (Photo - superde1uxe via Flickr)

Hollyhock House (Photo – superde1uxe via Flickr)

Frank Lloyd Wright - Building to live, Hollyhock House (Photo - Vahe Martirosyan via Flickr)

Hollyhock House (Photo – Vahe Martirosyan via Flickr)

Parallèlement, Wright reconstruit sur les ruines de la maison de Taliesin une nouvelle maison, Taliesin II. Mais celle-ci est à nouveau détruite par un incendie, en 1925. Wright s’entête. Il construit à nouveau une maison, Taliesin III – encore debout aujourd’hui. C’est dans cette maison qu’il fonde à l’horizon des années 1930 son école d’architecture. Wright concevra à Taliesin III les plus grandes œuvres de la fin de sa carrière.

 

Retour en grâce

À force de persévérance, Wright finit enfin par renouer avec le succès. Après plusieurs années d’errance affective, il retrouve d’abord l’équilibre conjugal. En 1928, il épouse une nouvelle femme, Olgivanna, qui restera sa femme jusqu’à la fin de ses jours.

Un nouvel élan se profile à l’horizon : mais la crise de 1929, qui survient soudainement dans le pays, interdit à Wright de songer à s’installer définitivement à Chicago.

Celui-ci en profite pour se replier à Taliesin III. Il y mène avec ses collaborateurs une vie en communauté. Les repas sont pris dans une grande pièce et la maison est équipée d’espaces de détente (théâtre, etc).

Falling water, achevée en 1939, marque le retour en grâce de Wright aux yeux du grand public. Également dénommée “Maison sur la cascade”, cette demeure est construite pour l’homme d’affaires Edgard J. Kaufmann, un riche propriétaire de magasins. Wright choisit d’édifier Falling water à l’endroit précis où Kaufmann venait pique-niquer avec sa famille.

Héritant en droite ligne des concepts développés dans le style Prairie, la Maison sur la cascade constitue un véritable chef-d’œuvre d’architecture organique. Elle célèbre de manière magistrale l’union de l’homme et de la nature par le médium de l’architecture. Encore une fois, on retrouve ici les fameuses structures en porte-à-faux qui sont la marque de fabrique de l’architecture wrightienne.

Les constructions urbaines

À partir de la fin des années 1940, Frank Lloyd Wright est enfin reconnu comme l’un des plus grands architectes en activité dans le monde. Après une longue traversée du désert, il dirige à présent une agence de plusieurs dizaines de personnes et reçoit d’importantes commandes.

Ses constructions urbaines tardives sont parmi les plus spectaculaires de sa carrière. À la fin des années 1940, Wright conçoit le siège de l’entreprise Johnson Wax, spécialisée dans la production et la commercialisation de produits ménagers.

À lui seul, le bâtiment témoigne de la conception des tours selon Wright : délaissant le classique topos structurel “poteau-poutre”, il perçoit davantage l’élévation comme celle d’un arbre. Pour Wright, la tour s’élève à partir d’un tronc central, depuis lequel se déploient des plateaux à la façon de branchages.

Frank Lloyd Wright - Building to live, Johnson Wax (Photo - End User via Flickr)

Johnson Wax (Photo – End User via Flickr)

Si de telles constructions sont pour le moins démonstratives, la conception de la ville que se faisait Frank Lloyd Wright demeure néanmoins un sujet épineux. Le point de vue de l’architecte sur le sujet était pour le moins ambigu.

Pour Wright, les grandes villes comme New York ou Chicago représentent avant tout la déchéance symbolique des valeurs humaines. Ogresse née du ventre de l’industrie, la métropole est d’abord un lieu de pollution, de solitude et de froideur mécanique qui dévore les hommes et grignote les campagnes.

Un point de vue moraliste sur l’urbanité très à la mode depuis la fin du XIXe siècle. La position de Wright n’est pas sans rappeler celle d’auteurs contemporains comme Émile Verhaeren (Les Villes tentaculaires). Wright développe d’ailleurs sa vision “anti-ville moderne” dans trois ouvrages consacrés à l’urbanisme : The disappearing city (1932), Democracy builds (1945) et The living city (1958).

Globalement, ces écrits s’appuient tous sur la même idée : les maux contemporains sont en bonne partie imputables à l’édification des grandes métropoles. Les villes manquent d’espace, de verdure et surtout de vertu.

La position de Wright n’est pas sans collusion avec le courant du transcendantalisme américain défendu par Henry David Thoreau et Ralf Waldo Emerson au XIXe siècle. Ce mouvement prône un retour aux sources, loin des villes perverties…

Mais fondamentalement, Wright se veut davantage roussalien. Pour lui, la société moderne n’est pas intrinsèquement le berceau de tous les péchés : il est possible de concevoir des villes dans le respect des valeurs humaines.

Le projet utopique de Broadacre city (jamais réalisé) illustre cette vision idéale. Conçue selon un plan hippodamien, cette cité s’apparente à une sorte de métropole mormonienne à la fois traditionnelle et progressiste. L’urbs se pare de faux-airs de rêve utopique dans un esprit d’illumination proche des plans d’Étienne-Louis Boullée.

 

 

Dans Broadacre city, on roule en voitures hyper-futuristes et on vole dans d’étranges soucoupes volantes… Mais un peu plus loin, d’humbles paysans travaillent encore la terre des champs à la façon du XVIIIe siècle. Au cœur de la ville s’élève un temple pyramidal dédié à une quelconque entité théosophique, symbole d’une nouvelle religion…

Les habitations visibles sur les dessins ne sont pas sans rappeler les plus célèbres constructions de Wright. Une vision de l’urbanité certes irréaliste, mais non dénuée d’intérêt : la notion actuelle de “développement durable”, non moins tronquée, est construite sur des principes voisins.

 

Le Guggenheim Museum

L’ironie du sort veut que le plus célèbre monument construit par Wright soit finalement, aussi, le plus urbain d’entre tous. Commencé en 1942, le Guggenheim Museum est conçu pour abriter les collections du riche industriel Solomon Guggenheim. Le bâtiment ne sera finalement achevé qu’en 1959.

Guggenheim Museum (Free Image via Pixabay)

Guggenheim Museum (Free Image via Pixabay)

D’abord ralenti par la Seconde Guerre mondiale, le chantier reprend dans les années 1950 : mais les morts successives de Salomon Guggenheim (1949) puis de Frank Lloyd Wright lui-même (1959) ralentissent encore les affaires. Le musée est finalement inauguré en octobre 1959, peu après le décès de Wright.

La structure du Guggenheim Museum est conçue autour d’un vaste puits de lumière. L’architecture extérieure montre bien comment ce puits repose, une fois de plus, sur un système de porte-à-faux. Le résultat est un vrai bijou d’architecture moderne, encore admiré de tous.

Guggenheim Museum (Free Image via Pixabay)

Pour l’aspect pratique, en revanche, on repassera. Depuis l’ouverture du musée, nombreux sont les conservateurs à avoir souligné à de multiples reprises la difficulté d’exposer dans ce lieu. Le parcours d’exposition oblige en effet à suivre un accrochage en enfilade, le long d’une rampe en spirale de 400 mètres de long. Difficile de conjuguer lieu d’observation et zone de passage, surtout en pleine pente…

Sans compter la surface réduite des murs, qui interdit d’exposer les formats les plus grands. Impossible, par exemple, d’imaginer une exposition dédiée au colorfield painting dans un tel musée… Il est vrai par ailleurs que la collection de Solomon Guggenheim ne comportait pas, à l’époque de la construction, de toiles aussi grandes.

Guggenheim Museum (Free Image via Pixabay)

Guggenheim Museum (Free Image via Pixabay)

Tout cela sans parler du plus grand problème, qui est aussi le moins visible : le vide. Hé oui ! Que faire de tout ce vide qui trône là, au beau milieu du musée ? Pour la réponse, la parole est cette fois-ci donnée aux artistes.

Nombreux sont ceux qui se sont prêtés à l’exercice – parfois en s’y cassant les dents. Pour ce qui est de la qualité des travaux présentés, on vous laissera juger par vous-même. Que cela ne vous empêche pas, quoi qu’il en soit, de vous rendre dès que possible au Guggenheim Museum. Ce lieu unique reste l’un des plus prestigieux musées des États-Unis… Et un site emblématique du monde moderne, aussi. Que Wright le veuille ou non.

Frank Lloyd Wright - Building to live, Maurizio Cattelan Guggenheim (Photo - Matt J Carbone)

Exposition de Maurizio Cattelan Guggenheim (Photo – Matt J Carbone via Flickr)

Nicolas Laurent

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

  •   + | share on facebook