Hope Gangloff est une artiste américaine basée à New-York. Initiée à la peinture dès l’enfance, elle se spécialise dans la représentation de ses proches dans leur intimité. Reconnaissable entre mille par l’usage de grands formats et d’une palette de couleurs très variée, Gangloff saisit avec délicatesse la mollesse suave de cette génération d’adultes en devenir.

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C’est avec une esthétique aux références multiples (Edouard Vuillard, Paul Degas, et plus récemment la BD et la caricature…) que Gangloff peint son entourage. Mais elle verse également dans l’illustration polémique aux accointances évidentes avec le dessin de presse, ou encore la représentation sur papier de personnages issus de la pop-culture occidentale.

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Le coeur de la création de Gangloff se trouve toutefois bien dans cette persistance à prendre des figures aimées comme modèle pour les placer ensuite dans des cadres parfois festifs, et souvent domestiques.

Grâce à une scrupuleuse attention au détail, Gangloff explore le chez-soi et configure des scènes de vie extrêmement convaincantes. Ici, tout compte et tout importe pour produire un rendu réaliste aux couleurs harmonieuses.

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Un peu à la manière dont Stendhal disait du roman qu’il était un miroir que l’on promène le long d’un chemin, il est ici possible de soutenir que les toiles de Gangloff sont des créations, certes très personnelles, mais aussi et surtout très représentatives d’une certaine contemporanéité dans ce qu’elle a de plus commun, de plus ordinaire.

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Dans le milieu arty new-yorkais comme partout, on s’affale nonchalamment sur son canapé, on fume des cigarettes à la fenêtre de son appartement en lorgnant sa bière, on feuillette son magazine préféré en pyjama. hope-gangloff-virtute (13)

Chacun se reconnaîtra dans cette heureuse simplicité, qui n’est d’ailleurs pas indemne d’une pointe d’insouciance. Une manière, peut-être, de signifier qu’à 20 ans, comme à 40 ans, la jeunesse est avant tout cette petite fulgurance du droit à l’innocence.

Dans ce regard plein de tendresse porté sur les petits cosmos que sont les amis, il y a décidément quelque chose de l’ode au joyeux laisser-aller. Une jouissance sans grandiloquence qui s’articule par des regards rieurs, des corps langoureux, et des attitudes décomplexées.


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(© Hope Gangloff/Don Stah photo de couverture)

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