Pig Nation, A Story of Humanity, A2Z Art Gallery, jusqu’au 23 février.

Le cochon est sale, répugnant, au groin boueux. Parfois le cochon est sage, sensible et loyal. Le cochon est un symbole, une expression, en Orient ou en Occident. Mais le cochon se mange.

Takashi Hara reprend la figure emblématique du cochon dans son exposition “Pig Nation, A Story of Humanity“. L’animal le plus exploité au monde est ici humanisé par l’artiste. Sous la pluie colorée, cette bête rosâtre semble être une figure romantique, mais le coup de pinceau larmoyant nous rappelle une triste réalité. Celle de l’homme. Un animal enfermé dans sa propre consommation.

La Fontaine utilisait la fable pour se moquer sans risques de la Cour avec ses animaux anthropomorphes. Orwell en a fait de même avec “La Ferme des Animaux“, mettant en scène une métaphore de la révolution russe et de l’évolution de l’Union Soviétique avec Staline. Ici, Takashi Hara dessine lui aussi, à travers ses cochons, une critique de notre société moderne.