Pour la première fois, Madagascar participe à la Biennale de Venise. Date inoubliable pour l’île, elle s’insère peu à peu dans les courants artistiques du monde. Joël Andrianomearisoa, « fabricant de formes », la représentera par son travail plastique et performatif, accompagné des commissaires Rina Ralay Ranaivo, et Emmanuel Daydé.

Photo by Italo Rondinella
Courtesy : La Biennale di Venezia

La place de Madagascar

Pour cet événement, l’artiste dispose d’un espace de 250 m2. Il souhaitait pour ce projet transmettre au mieux l’âme malgache à travers des suspensions, du son, divers matériaux, ainsi que la littérature.

« Tout laisse croire que maintenant l’art malgache commence à être reconnu. Nos artistes ont fait un travail extraordinaire depuis de nombreuses années en toute discrétion d’abord. Maintenant, ils commencent à être sur les différentes places où les meilleurs des arts contemporains et anciens s’expriment. »

Eléonore Johasy, ministre de la Culture

La participation de Madagascar à la Biennale de Venise indique un regard vers le futur, loin des stéréotypes « exotiques » et réducteurs sur le pays.

Photo by Italo Rondinella
Courtesy : La Biennale di Venezia

Joël Andrianomearisoa

Joël travaille beaucoup avec les textiles pour dessiner ses univers coincés entre poésie et réalité, et constamment nostalgiques. Il transmet un art du quotidien par la création d’une frontière entre réel et fiction, mais aussi à travers couleur et obscurité. Le photographe et plasticien saisit l’instant.

« L’oeuvre naît de diverses manipulations qui me conduisent au résultat final. Quand je monte une installation, je n’imagine pas sa finalité. Je connais les éléments qui la composent mais c’est dans l’instant où je les mets en place que je redécouvre quelque chose ».

Joël Andrianomearisoa