Le photographe new-yorkais, Noah Kalina, sculpte les couettes des lits des hôtels dans lesquels ils séjournent pour ensuite les photographier. Entre portrait et nature morte, Noah explore dans sa série de photographies Bedmounds les traces laissées par la présence humaine.  

Noah Kalina s’est fait connaître en 2006 avec son projet “Everyday”: une vidéo en time lapse compilant les autoportraits qu’il a pris tous les jours depuis 2000. Une réflexion sur les traces et le temps omniprésente dans le travail photographique de Noah. En témoigne sa série Bedmounds.

Noah nous transporte dans l’intimité des chambres d’hôtels aux États-Unis. A chaque fois qu’il dort dans une chambre, le photographe sculpte les draps de son lit avant de partir. Les formes des couvertures deviennent ainsi les témoins d’une présence humaine passagère.

Le photographe joue sur les notions de présence et d’absence. Il s’amuse à brouiller les frontières tant sur le fond que sur la forme. Sommes-nous face à une nature morte qui mettrait en scène des draps comme une métaphore du sommeil ? Ou regarde-t-on un portrait ? Celui d’une présence humaine suggérée par la forme anthropomorphique que Noah donne aux draps laissant penser qu’une personne serait cachée dessous.

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