Stéphanie Nava vit et travaille à Marseille et à Paris. Depuis 2007 elle est représentée par la Galerie Riccardo Crespi à Milan. Son art provient d’une réflexion sur les liens entre les choses, sur le passage d’un ensemble commun à un focus sur les individualités. En ce cas, elle dessine et articule de nombreuses connexions entre architecture, formes humaines ou nature.

Rationalité minimaliste pour plus d’imagination

A travers photographies, sculptures, dessins, l’artiste interroge l’organisation et la gestion de l’espace dans la composition d’une œuvre. Ainsi, le fait même d’« être » est déconstruit  par l’environnement anxiogène mis en scène sur ses toiles ou ses installations. L’individualité n’existe plus et se fond dans des paysages allégoriques. Seuls les gestes restent encore significatifs d’un espoir de vie pouvant alors provoquer de l’empathie chez le visiteur. Ils sont ordinaires, hasardeux et laissent imaginer une histoire dont ils ne seront pas les protagonistes, mais seulement des indices par leur emplacement sur la surface blanche de la feuille.

« Considering a Plot » est, par exemple, un environnement basé sur le modèle des jardins ouvriers en Angleterre. Stéphanie fait référence à la Seconde Guerre mondiale durant laquelle le gouvernement incitait la population à cultiver des potagers. Entre espace intime et lieu commun, elle créé un environnement rationnel, un jardin géométrique aux rangées alignées. Microcosme ou macrocosme, le projet rappelle le film Dogville où la représentation de l’espace est laissée à l’imagination du visiteur. Seuls existent son squelette et sa dimension géométrique réalisée par des traits blancs tracés sur le sol.

Photo by Marco Cappelletti
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist

Capturer un espace

Je n’ai pas envie de parler de l’histoire d’un tel ou d’un autre, ce qui est important c’est la mécanique de cette histoire, la singularité de sa structure et comment elle est portée par des corps

La partie cachée de l’iceberg , catalogue d’exposition

Le trait de Stéphanie Nava enferme une partie de la toile, la contourne pour en faire, à travers notre perception, quelque chose. Comme un nuage qui prendrait la forme d’un poisson, d’un dragon ou d’un bateau, cette simple ligne nous raconte quelque chose. Avec finesse, elle reprend ce même leitmotiv pour plusieurs de ses projets. L’arabesque parfois figurative devient politique ou géographique. Les angles de vues transforment les volumes et proposent un vocabulaire complet conçu par l’artiste.

Photo by Marco Cappelletti
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Photo by Marco Cappelletti
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Photo by Marco Cappelletti
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Photo by Marco Cappelletti
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist
Photo by Marco Cappelletti
Courtesy : Galleria Riccardo Crespi and the artist