Studio Drift est un duo de designers formé par Lonneke Gordijn et Ralph Nauta. Fondée en 2006 à Amsterdam, l’agence travaille principalement sur des installations interactives, des sculptures, des objets et des films traitant de la relation entre l’homme, la technologie et la nature. Le Stedelijk Museum à Amsterdam propose la première rétrospective du Studio Drift.

 

Studio Drift: Lonneke Gordijn et Ralph Nauta. Photo: J.W. Kaldenbach

 

Studio Drift « Coded Nature »

Le Stedelijk Museum est le lieu idéal pour cette rétrospective car le travail pluridisciplinaire du Studio Drift correspond aux valeurs de l’institution hollandaise. Ce musée a toujours donné autant d’importance à l’art qu’au design. L’exposition présente ainsi les premiers objets du duo mais aussi des pièces inédites créées spécifiquement pour la rétrospective.  

 

« Fragile Future »

« Fragile Future », réalisée en 2012, est la pièce maîtresse de l’exposition. Cette série, apportant au studio une renommée internationale, est composée de fleurs de pissenlit collées une à une sur des LED. Cette association étonnante interroge notre rapport à la technologie et la nature. De plus, le processus de création long et délicat s’ oppose aux méthodes de production intensives. Le Studio Drift prend donc ici position contre la culture du jetable et la fabrication en masse en diminuant le rythme de travail.

Studio Drift, Fragile Future Chandelier 3.5 (2012) Fabriqué sous le contrôle de Carpenters Workshop Gallery. Collection Stedelijk Museum Amsterdam.

Studio Drift, Fragile Future (détail). Avec la permission de Carpenters Workshop Gallery

« Materialism »

Montré pour la première fois au public, le projet « Materialism » réalisé en 2018 interroge le public sur l’utilisation des matières premières. Divers objets comme une bouteille d’eau, un crayon ou une Volkswagen Coccinelle ont été entièrement démantelés. Chaque matériau, qui les constituent, est réduit en bloc rectangulaire afin de montrer la matière brut nécessaire à la fabrication de l’objet.

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Materialism, Dandlelight, 2018. Collection Studio Drift, Amsterdam. Photo: Gert Jan van Rooij

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Materialism, Volkswagen Beetle, 2018. Collection Studio Drift, Amsterdam. Photo: Gert Jan van Rooij

« Flylight »

Cette oeuvre est composée de tubes de verre éclairés par des LED. L’installation est munie de capteurs détectant le mouvement des visiteurs. Les lumières bougent donc en fonction de la position du spectateur, imitant le mouvement d’une volée d’oiseau. Cette technologie a été réalisée avec l’aide d’ingénieurs en informatique. L’oeuvre « Tree of Ténéré », également présentée dans l’exposition du Stedelijk, fonctionne selon un procédé similaire. 

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Flylight, 2009. Avec la permission de Carpenters Workshop Gallery, London. Photo: Gert Jan van Rooij

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Gazm and Studio Drift, branch of Tree of Ténéré, prototype 2017. Collection GAZM, courtesy Pace Gallery, New York. Photo: Gert Jan van Rooij

« Meadow »

L’ installation suspendue “Meadow”est composée de fleurs mécaniques, qui s’ouvrent et se ferment sans cesse, rappelant au public le changement immuable des saisons. Tout comme ” Flylight” et “Tree of Ténéré”,  elle réagit à la présence des visiteurs grâce à des capteurs. Ainsi, les fleurs s’ouvrent lorsque quelqu’un s’en approche et imitent une floraison.

 

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Meadow, 2017, chorégraphie en 2018. Collection Studio Drift, Amsterdam, avec l’autorisation de la collection DELA, Eindhoven. Photo: Gert Jan van Rooij

 

« Drifter »

Installation réalisée en 2017, « Drifter » est un imposant bloc de béton qui flotte et bouge lentement au-dessus de la tête des visiteurs. Ce monolithe semble alors prendre vie avec cette chorégraphie étonnante. Pour le Studio Drift, cette oeuvre symbolise la perpétuelle recherche de sens des hommes. 

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Drifter, développement 2008-2016, réalisation 2017. Photo: Gert Jan van Rooij

« Ghost Chair »

Les chaises de la collection « Ghost » ont été réalisées en Plexiglas avec des dessins, qu’on aperçoit en transparence et réalisés grâce à l’impression 3D. Elles sont cependant visibles seulement sous la lumière et semblent apparaître telles des fantômes. Le design de ces chaises est inspiré des trônes des souverains de l’ancien temps.

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. King Chair (gauche) et Chair, Ghost Collection, 2008. Collection Studio Drift, Amsterdam CHECKEN! Photo: Gert Jan van Rooij

Vue d’installation: Studio Drift: Coded Nature, 2018, Stedelijk Museum Amsterdam. Collection Studio Drift, Amsterdam. Photo: Gert Jan van Rooij

Retrouvez le travail du duo sur leur site et Instagram.

Studio Drift « Coded Nature », Stedelijk Museum Amsterdam jusqu’au 25 août 2018.

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