L’artiste français Vincent Leroy conçoit des sculptures cinétiques grâce auxquelles il établit un dialogue avec les visiteurs. Il entend ainsi modifier la perception de leur environnement.

 

The Pebble ©Vincent Leroy

L’expression “art cinétique” apparaît dans les années 1960 en Europe. Cette forme d’art est fondée sur le caractère changeant de l’oeuvre. L’art dit cinétique propose des oeuvres en mouvement. A l’époque, des groupes d’artistes se forment dans l’idée d’ériger le principe du “mouvement” en médium à part entière. Ils entendent ainsi libérer la création en touchant un public jusqu’alors exclu par une tradition élitiste. Les oeuvres qu’ils produisent sont aussi dites multiples, non seulement parce qu’elles sont produites en série, mais aussi du fait qu’elles bougent et se transforment selon la vue. Les figures de proue de ce mouvement sont Alexander Calder, Victor Vasarely ou encore Jésus Raphaël Soto. C’est précisément dans cette démarche que s’inscrit Vincent Leroy.

 

©Vincent Leroy

©Vincent Leroy

©Vincent Leroy

Le nouveau rêve de Vincent Leroy ? Exposer l’une de ses oeuvres monumentales sous la nef du Grand Palais. Intitulée The Pebble (“le galet” dans la langue de Shakespeare), elle consiste en un gigantesque miroir elliptique qui propose une expérience sensorielle au visiteur. Pour l’instant, ce n’est qu’un projet et les images de cet article, des projections. 

L’installation pourrait être suspendue à la verrière de la nef,  au-dessus des visiteurs. Grâce à l’effet de miroir, le sol et l’horizon semblent se mouvoir lentement jusqu’à disparaître, faisant perdre leurs repères aux visiteurs. Et le temps semble ralentir. L’artiste pense cette installation comme une invitation à revisiter notre relation aux notions essentielles de vitesse, de distance et de réalité.

The Pebble est une structure gonflable et son mouvement de rotation fonctionne grâce à une technologie élémentaire.

 

 

J’ai ingurgité l’art cinétique très tardivement, commente Vincent Leroy sur son travail. J’ai tout découvert sur le tard : Takis, Duchamp, etc. Mais mes références sont plus contemporaines, plus technologiques. Je mélange tout, et mon travail ne se limite pas à ce simple apport. Beaucoup d’artistes travaillent avec le mouvement sans pour autant se revendiquer de l’art cinétique” – Vincent Leroy

Stone Age Eleven Elements , Paris, Grand Palais, 2017. ©Vincent Leroy

Stone Age Eleven Elements , Paris, Grand Palais, 2017. ©Vincent Leroy

Stone Age Eleven Elements, 2017. ©Vincent Leroy

Red Unicycles. ©Vincent Leroy

Red Unicycles. ©Vincent Leroy

Red Unicycles. ©Vincent Leroy

Aurore Boréale, Bucarest, 2015. ©Vincent Leroy

Aurore Boréale, Bucarest, 2015. ©Vincent Leroy

 

Vincent Leroy travaille essentiellement à Paris, mais expose principalement à l’étranger (Etats-Unis, Hong Kong, Mexico, Suisse…).

  •   + | share on facebook